les portraits de Pierre Villeneuve
Bénédicte Fourquez, saisonnière de toutes les latitudes.
S’il y a quelqu’un qui peut être citée en exemple en matière de mobilité qui rime avec saisonnalité c’est bien Bénédicte, cette jeune fille d’ Abbeville, qui après son BTS tourisme, avait pratiquement sa petite valise et ses envies de voyager dans le couloir.
De suite elle se retrouve durant 5 saisons en Grèce dans la baie du cap Sounion et d’exceller dans le tir à l’arc et décoratrice « afin de peindre les décors des spectacles ». Puis Paris et l’école d’animation de clubs.
Bénédicte, précise, comme le contour de son fusain, dessine cette nouvelle fureur de partir…En Thaïlande et d’animer une base de loisirs ou flotte les mille couleurs des planches à voile.
Mais ses envies de changer, encore et toujours, la taraude, traverse la rue et devient boulangère, jusqu’à pétrir cette pâte comme cette vie qu’elle domine.
Ses yeux bleus, aux fonds sans fin, se tournent vers Gap et d’assurer les métiers de serveuse, peintre, éducatrice pour enfants.
L’index sur le globe et c’est la Polynésie, Bora-Bora et Tahiti ou successivement elle assume, dans un grand hôtel, les postes de réceptionniste, night auditor et comptable.
Et puis il y a cet appel incontrôlable de la montagne pour rejoindre l’Orée des Cimes, Peisey-Vallandry, comme chef de réception. Elle insuffle la coordination afin que le touriste soit toujours « attendu ! »
Pour souffler et se ressourcer, Bénédicte n’a d’yeux que pour la Somme et de peindre du naïf sur ses toiles avant de s’endormir dans des rêves d’enfants dans un grand champ de lys.
Pierre VILLENEUVE